Comment j’ai troqué Adobe pour Affinity, et pourquoi je ne le regrette pas !

Dans le domaine de la création numérique, que l’on soit étudiant, pro ou amateur, le choix d’un logiciel se révèle crucial, par bien des aspects. Bien entendu, votre « Hardware » va influer sur votre choix ( votre machine, sa capacité de mémoire, sa carte graphique, etc…), mais c’est bien le « Software » ( programmes, logiciels… ) qui va vous permettre de donner vie à vos idées ( photos, musique, vidéos, illustrations, etc.).

Par facilité, on se rabat d’ailleurs souvent sur le logiciel sur lequel on a travaillé pendant ses études (on a déjà pris nos « habitudes » et cela va plus vite, on est dans un environnement que l’on maîtrise, etc.). Les créateurs de logiciels ont très vite compris le potentiel caché derrière le fait de proposer des prix étudiants ou des promos pour les organismes de formation : ce sont autant de futurs acheteurs formés aux logiciels, qui paieront par la suite un abonnement régulier pour utiliser ces services. Le poisson est ferré, en quelque sorte 🙂 !

C’est bon, il a mordu !!

Dans le milieu de la création graphique, en particulier, un géant domine le marché depuis plusieurs années, Adobe. Avec ses différents logiciels très puissants, recouvrant tous les aspects de la création (du vectoriel au code en passant par le montage vidéo, l’animation et la retouche photo) et sur de nombreuses plate-formes, il règne en maître sur le domaine.

Moi-même, j’ai appris mon métier de graphiste sur Photoshop, After Effects et Illustrator, entre autres. Et dès que je me suis mise à mon compte, j’ai investi dans la suite Adobe CS4, à presque 3000€ la collection complète, pour travailler en toute légalité ( oui, oui, avec les CD d’installation et tout !… J’ai l’impression d’être un dinosaure en écrivant cela…). Et pourtant j’aimais travailler sur ces logiciels, j’aimais le fait de pouvoir les ré-installer si mon ordi plantait, et jamais je n’ai eu de soucis pour travailler sur mes commandes professionnelles avec ces logiciels jusqu’à récemment.

… Oui, mais voilà… c’était avant le Créative Cloud…

Pourquoi le Cloud ? Lorsqu’Adobe a modifié sa politique de prix, passant d’un achat unique (certes onéreux), à une dématérialisation de ses services et un système d’abonnement par logiciel, tous les graphistes du monde ont crié au scandale et à la monopolisation du marché. Adobe prenait ses clients pour des « vaches à lait », c’était révoltant ! … Et puis, les mentalités ont évolué, travailler sur un Cloud est devenu normal, c’était plus pratique pour les grandes entreprises, les digital nomades, tout était mis à jour, de nouvelles fonctionnalités alléchantes apparaissaient, et puis, ce n’était pas si cher si on n’utilisait que le logiciel dont on avait besoin… bref, le monde s’est adapté. Pas moi. De mon côté, j’ai continué avec ma suite CS4, qui fonctionnait très bien pour l’usage que j’en avais…

Un abonnement ?… Tu m’as bien regardée, Adobe ?…

… Et puis il y a eu Catalina sur Mac OS, et la fin des logiciels 32 bits sur Mac.

Deuxième coup dur pour de nombreux créatifs, qui travaillent sur l’environnement Mac. Sorti à l’automne 2019, le nouveau système d’exploitation MacOS ne prend plus en charge que des logiciels 64 bits. Concrètement, cela signifie que si vous mettez votre OS à jour, vous risquez de ne plus pouvoir lancer vos logiciels trop anciens… Et ma suite à 3000€ était comprise dans le « trop ancien » :). Décidément réfractaire à m’enchaîner à un abonnement Créative Cloud, je me suis mise en recherche d’une alternative avec un cahier des charges bien précis : logiciels en 64 bits, fonctionnant si possible les uns avec les autres et tournant sur ma machine (un Imac 27 pouces de 2013)., légers et surtout … payables en une fois !

Et c’est là où ma route à croisé la suite Affinity, suite logicielle qui répondait en tous points à mes exigences ! Et pour un prix incroyablement abordable… moins de 30€ le logiciel au moment où j’écris ces lignes. L’équipe de Serif, les créateurs de la suite, propose actuellement une remise de 50% sur l’achat et une période d’évaluation gratuite de 3 mois suite à la crise mondiale due au Covid-19 ( pas mal, si on compare cela avec le discret dispositif des « 2 mois offerts » d’Adobe… un peu largué sur ce coup-là) !

Comment est-ce possible ? Tout simplement parce que, là où Adobe implémente depuis des années des logiciels qui s’alourdissent de plus en plus de fonctionnalités, de plugs-ins, et saigne ses clients, Affinity a pris le positionnement inverse : proposer des logiciels légers, fluides, rapides, et vraiment professionnels en repensant l’architecture dès la base, et afficher une politique de prix claire, abordable et sans surprise.

Et ça marche ! Leur communauté grandit, leur offre également ( 3 logiciels sont sortis à ce jour : Photo, Design et Publisher), des tutos fleurissent dans toutes les langues, des packs de brosses sont crées par des artistes renommés… Bref, Affinity a le vent en poupe et le travail effectué par les développeurs de Sérif le mérite amplement, à mon humble avis.

( Précision : je n’ai pas d’actions chez Affinity, ni ne suis liée d’aucune sorte avec eux. Aucun des liens cliquables sur cette page n’est affilié, et cet article est uniquement motivé par mon envie de populariser cette suite !)

Alors, verdict ? On laisse tomber Adobe ?

Une de mes commandes réalisée sur Affinity Photo : un poster pour un Pacte Urbain Européen, présent dans une douzaine de villes !

Pour moi, le verdict fut sans appel : le même jour, j’installais Catalina sur mon mac, et la suite Affinity. Adieu Adobe ! Et je ne l’ai pas regretté un seul jour, depuis ce fameux automne 2019. Quelles que furent mes commandes ( Poster A0 en vectoriel, affiche dessinée, création de plaquette, logo, carte de visite…), Affinity a répondu en tous points à mes attentes. Et je ne me suis pas arrêtée là, car j’ai aussi remplacé mes logiciels de montage vidéo et de post-production par d’autres logiciels équivalents, abordables et payables en une fois ( Ciao, After Effects et Première Pro !). Je vous en parlerai plus en détails dans un prochain article !

Pour conclure, je dirais qu’il n’est jamais simple de quitter un logiciel où l’on a ses habitudes, mais le temps passé à apprivoiser un nouvel environnement a été, pour ma part, largement compensé par les bénéfices que j’en ai retirés : ne pas me sentir prisonnière d’un abonnement, découvrir une nouvelle façon de penser- l’interface logicielle d’Affinity demande quelques temps d’adaptation-, faire de substantielles économies et ne pas perdre en productivité… Que demander de mieux ?

Et vous ? Envie de sauter le pas et de quitter Adobe, mais vous avez peur de ne pas savoir par où commencer ? Je rédige actuellement un ebook sur la prise en main rapide d’Affinity. Inscrivez-vous à ma newsletter pour être automatiquement averti de sa parution et bénéficier du prix de lancement ! Bon w-end ! Anne

Traitement en cours…
Terminé ! Vous figurez dans la liste.

Publié par AnneB

Illustratrice, scribe, mais aussi musicienne, formatrice et auteure... Free-lance, je suis ouverte à toute proposition de collaboration, rencontrons-nous !

4 commentaires sur « Comment j’ai troqué Adobe pour Affinity, et pourquoi je ne le regrette pas ! »

  1. Bonjour, merci pour cet article très intéressant et qui ouvre des perspectives !
    Je viens de regarder de plus près les fonctionnalités des logiciels ainsi que les types d’enregistrement. Pouvez-vous me dire si vous avez rencontré des difficultés techniques au moment de reprendre vos projets quand vous êtes passé d’Adobe à Affinity ? Est-ce que la prise en main reste intuitive (bien qu’il y a nécessairement un temps d’adaptation) ? Est-ce que les guides Workbooks vous ont été nécessaires pour en comprendre le fonctionnement ? Merci par avance pour votre réponse et votre retour d’expérience.

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    1. Bonjour Gaëlle, et merci pour votre commentaire 🙂 ! Pas spécialement de difficultés pour moi pour passer d’adobe à Affinity, après mes usages restaient assez basiques ( surtout illustration, création de logo, mise en page…). J’imagine que si on part sur des projets plus complexes en intégrant du code avec Dreamweaver ce sera encore différent, ou avec des projets multimédias ( encore que je puisse tout à fait créer des vidéos animées sans plus aucun logiciel Adobe !). Il y a forcément un temps d’adaptation, l’interface logicielle n’est pas la même et certaines fonctionnalités paraissent comme « cachées » par rapport à Photoshop. Les workbooks sont très bien faits, mais copieux ( presque 400 pages en anglais) et montés en mode « projets » ( on décortique un exemple), il est donc difficile de trouver rapidement la réponse à la question qu’on se pose, et c’est ce qui motive l’écriture du guide que je suis en train de finaliser 🙂 ! N’hésitez pas à vous abonner pour être tenue au courant de sa sortie ;), et belle journée à vous ! Anne

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    1. Hello Mandelle ! Quel plaisir de te lire, j’espère que tu vas bien, depuis le temps !! Merci pour ton commentaire sur mon article, et pense à t’abonner si tu veux voir les prochains, je vais sortir un ebook sur Affinity Photo d’ici peu 😉 ! À tout bientôt !! Anne

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