Une rentrée en niveaux de gris…

Bonjour à toutes et tous,

J’aurais aimé vous souhaiter une belle rentrée, après un bon été, mais le coeur n’y est pas… Je crois bien que ces derniers mois ont été les plus difficiles de ma vie, émotionnellement parlant… avec une rupture, après 13 années de vie commune, vécue comme un vrai séisme…

Loin de moi l’idée d’épancher mes soucis personnels sur ce blog, et j’ai toujours souhaité séparer le pro du perso au maximum, mais… Quand on fait un métier artistique, il est illusoire de croire que nos émotions ne vont pas rejaillir sur nos créations… Après tout, ne s’alimentent-elles pas l’une l’autre ?

Et puis, le dessin m’a toujours accompagnée, tout au long de ma vie, pour m’aider à me projeter dans les bons moments, et m’épauler dans les moments difficiles…

Alors, il est peut-être normal que, perdue au milieu des montagnes russes de mes émotions, je me sois jetée à corps perdu dans le dessin cet été…

J’ai eu envie de raconter une histoire, en noir et blanc, avec des combats, de la violence, un côté sombre qui domine des protagonistes… En gros, d’extérioriser sur papier ce que je ressentais à l’intérieur… Ne dit-on pas que le dessin peut servir de thérapie ? Il m’a, en tout cas, permis de mieux passer cette période compliquée… et m’a amenée à réaliser une histoire complète, de 44 pages, en un peu plus d’un mois…

Je n’arrive pas en faire la promotion, je ressens cela comme déplacé, comme si cela devait rester de l’ordre de l’intime… Et en même temps, je n’arrive pas à me dire non plus que cela doit tomber dans l’oubli de mon disque dur…

Alors, si d’aventure vous lisez cet article, et que vous souhaitez trouver cette courte histoire en noir et blanc, sachez qu’elle est uniquement disponible en anglais, et à prix libre, sur le site Gumroad, pour l’instant. Et que je ne vous donne pas de lien actif, mais juste un indice inséré dans cet article, pour les plus motivés…

Pourquoi l’avoir écrite en anglais ? Car, d’une part, je me suis inspirée de l’univers d’un vieil anime des années 90 pour poser mon action ( « Ronin Warriors« , qui est plus connu aux USA), et d’autre part, penser mes dialogues en anglais m’a obligé à aller à l’essentiel, à me détacher émotionnellement de l’histoire et à me focaliser sur l’action (oui, j’aime écrire et j’ai toujours tendance à trop « raconter » les choses).

Cela dit, je peux aussi dire que cet exercice de style aura été extrêmement formateur pour moi… Je me suis obligée à créer vite, à ne pas rentrer dans les détails, à privilégier l’atmosphère. J’avais un objectif clair, une histoire délimitée dans le temps (trois jours), et en gros, j’ai défini une action principale par page, et la dernière case de chaque page amorce la suivante… Je pense que je ferais un article plus complet sur la structure narrative prochainement, et peut-être également sur le logiciel que j’ai utilisé (Clip Studio Paint)… et sur la morphologie aussi, tiens…

Je vous laisse avec quelques images… et la promesse que les couleurs et les sourires reviendront bientôt, dans mes dessins…

Prenez tous bien soin de vous,

Anne

Publié par AnneB

Illustratrice, scribe, mais aussi musicienne, formatrice et auteure... Free-lance, je suis ouverte à toute proposition de collaboration, rencontrons-nous !

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